Ligue des Champions, les finales qui ont marqué l’histoire

Quoi qu’il s’y passe, peu importe le score final, le scénario du match ou le vainqueur : une finale de Ligue des Champions c’est avant tout un moment d’histoire. Cependant, même si toutes sont uniques, un but ou un fait de jeu peuvent donner à certaines finales une dimension légendaire.
Voici la sélection des Passionnés…

« La Decima »

Real Madrid – Atletico Madrid (4-1 a.p), 2014

Même s’il ne s’agit surement pas de la plus belle finale de Ligue des Champions en terme de jeu, l’édition 2013-2014 restera gravée comme celle de la « Décima » pour le Real Madrid. Ce match s’est déroulé devant plus de 60 000 spectateurs à l’Estadio de la Luz de Lisbonne. Jusqu’à la 93ème minute, l’Atlético de Diego Godin croit tenir sa première Ligue des Champions… Mais c’était sans compter l’inévitable tête de Sergio Ramos à la 93ème, qui est aujourd’hui devenue sa spécialité.
En prolongation, le Real n’a fait qu’une bouchée de l’Atletico. Les Madrilènes prennent d’abord l’avantage par l’intermédiaire de Gareth Bale à la 110ème, Marcelo creuse l’écart à la 118ème, puis Cristiano Ronaldo à la 120ème se charge de transformer un penalty qui scelle définitivement leur victoire. Le Real décroche ainsi la dixième Ligue des Champions de son histoire, attendue depuis 2001, avec Ancelotti aux commandes.

Revivez le but de Sergio Ramos à la 93ème :

 

« David contre Goliath »

FC Barcelone 0-4 Milan AC, 1994

En cette nuit du 18 mai 1994, devant 70 000 spectateurs au stade Olympique d’Athènes, le Milan AC a pulvérisé le FC Barcelone entraîné par Johan Cruyff.
Considérée comme l’une des victoires les plus importantes de l’histoire du Milan AC, ce 4-0 contre Barcelone est synonyme de 5ème coupe aux grandes oreilles pour le club lombard. Ce Barça champion d’Espagne est à l’époque imbattable, on les surnomme la « Dream Team ». Le Milan de Marcel Desailly, entraîné par Fabio Capello, a perdu la finale l’année précédente contre l’OM et se présente comme outsider face à l’ogre barcelonais.
Johan Cruyff s’est même autorisé à poser avec la coupe quelques jours avant la finale en déclarant : « le Milan AC incarnait le football du passé, et le Barça celui de l’avenir. ». La supériorité barcelonaise ne fait à l’époque aucun doute, sans compter que la charnière centrale Baresi/Costacurta du Milan AC n’est pas présente pour ce match… Tout le monde craint l’humiliation.

Résultat final : 4-0…pour le Milan AC ! Doublé de Massaro, but de Savicevic et de Marcel Desailly.

Délectez vous devant le but somptueux signé Savicevic avec le sacre du milan dans la foulée :

« Le hold-up »

Manchester United – Bayern Munich (2-1), 1999

La 44ème édition de la Ligue des Champions restera gravée dans les mémoires du football. Elle s’est déroulé au Camp Nou devant plus de 90 000 spectateurs. Le Bayern Munich de Lizarazu, fraîchement sacré champion d’Allemagne, affronte le nouveau champion d’Angleterre, Manchester United, emmené par David Beckham, Ryan Giggs et coaché par Sir Alex Ferguson.
Les Allemands ouvrent le score dès la 6ème minute sur un coup franc de Basler. Par la suite, le Bayern maîtrise le match, mais manque de réalisme pour inscrire le deuxième but tant convoité, en frappant deux fois les montants de Peter Schmeichel. Le portier bavarois, Oliver Khan doit attendre la 82ème minute pour effectuer son premier arrêt. Mais une seule personne a décidé de l’issue de cette rencontre : Alex Ferguson. Il effectue deux changements en faisant entrer Sheringham et Solskjaer. Ces deux joueurs marqueront dans le temps additionnel, le premier à la 91ème et le deuxième à la 93ème. C’est la naissance du « Fergie Time ». Un véritable hold-up, mais qu’importe ? Les Reds Devils remportent la Ligue des Champions 1999 sur le score de 2-1.

Dans une interview accordée à Skysport, Sir Alex Ferguson saluera le mental de l’entraîneur du Bayern :

Il existe de bons exemples de comment digérer une défaite. On a gagné la finale de 1999 à Barcelone et Hitzfeld était dévasté. Comment se relever après ça, personne ne le sait. Mais il l’a fait car ils ont gagné la coupe d’europe juste après. »

On a retrouvé pour vous la vidéo de surveillance du hold-up !

« Le Miracle d’Istanbul »

Liverpool – Milan AC (3-3, 3 tab 2), 2005

Nous sommes formels, devant 70 000 spectateurs en folie au Stade Olympique d’Istanbul, un miracle s’est produit.
Ce 25 mai 2005 est perçu par certain comme le match le plus fou de l’histoire du football. Mené 3-0 à la pause après un but de Paolo Maldini à la 52ème seconde de jeu et un doublé d’Hernan Crespo, Liverpool est condamné à subir les foudres milanaises jusqu’à la fin du temps règlementaire. Les Reds reviennent en 2ème période surmotivés. A la 54ème minute, Captain Gerard sauve l’honneur d’une tête décroisée. 3-1. Deux minutes plus tard, Vladimir Smicer frappe de l’extérieur de la surface… 3-2. Deux minutes plus tard, tacle de Gennaro Gattuso sur Steven Gerard dans la surface, penalty pour les Reds ! Xabi Alonso se charge de le transformer en deux temps… 3-3. La magie opère.
Plus rien ne se passe jusqu’à la fin du temps réglementaire. Les prolongations sont calmes… Mais à la 117ème minute, le miracle continu : Shevchenko réussit une tête, mais l’homme de la soirée, Jerzy Dudek arrête le ballon et le relâche. Le buteur ukrainien récupère la balle et décoche une frappe, Dudek tout juste relevé de sa première parade l’arrête une nouvelle fois.
Le match se termine, l’issue de cette finale va donc se jouer aux tirs au but. Le goal de Liverpool danse et gigote pour déstabiliser les tireurs milanais… mission réussie : Serginho, Pirlo et Shevchenko manquent leur tir au but, les Reds font le job et remportent cette séance de tirs au but 3-2. Ils sont champion d’Europe !
Au terme de ce match fabuleux au scénario complètement fou, les Reds de Liverpool coaché par Rafa Benitez soulèvent la 5ème Ligue des Champions de leur histoire.

Pour les amateurs de sensations fortes :

 

« Le mystère Duckadam »

FC Barcelone-Steaua Bucarest 0-0 (0-2 TAB), 1986 

La finale de 1986 figure dans ce top uniquement grâce au gardien du Steaua Bucarest : Helmut Duckadam. Ce match s’est déroulé au stade de Séville, avec 70 000 spectateurs.
Il s’agit d’un match long et épuisant pour les deux équipes, se terminant sur le score de 0-0. Les deux finalistes doivent alors se départager aux tirs au but. C’est à ce moment précis qu’Helmut Duckadam devient une légende. Il arrête les 4 penaltys des joueurs du FC Barcelone et ainsi donne la victoire aux siens.
Le « mystère Duckadam » commence après cette finale, son dernier match en professionnel. Alors que l’arrêt brutal de sa carrière se justifie officiellement par un problème sanguin, le journaliste français Dominique Paganelli défend une version bien plus sombre. Selon lui, Helmut Duckadam aurait reçu de la part du Président du Real Madrid une Mercedes afin de le remercier d’avoir humilié l’ennemi blaugrana. Cependant, toujours selon les dires de Paganelli, une fois la voiture arrivée en Roumanie, le fils du dictateur aurait souhaité s’emparer de cette dernière. Duckadam aurait refusé et se serait alors fait briser les dix doigts par la « securitate », la police roumaine.
Le mystère plane toujours autour du cas Duckadam. A noter qu’il sera par la suite nommé président du Steaua Bucarest en 2010.

Et pour prolonger ce moment de sport, on vous propose un autre article : « Les plus beaux stades d’Europe de foot ? L’avis des Passionnés »