JO – Ces athlètes pas forcément au niveau mais pour lesquels nous avons la plus grande tendresse

Après tout si le Père des Jeux Olympiques, Pierre de Coubertin, le martelait ce n’est peut-être pas pour rien : l’important c’est de participer !

Cet adage pourrait réconforter quelques athlètes olympiques présents en Corée du Sud pendant la quinzaine. Alors si leurs prestations ont fait sourire ou même été la risée des réseaux sociaux, nous, Les Passionnés, on tient à les saluer.
Il faut être plein d’abnégation et de courage pour se qualifier et se présenter aux JO tout en sachant que le niveau n’y est pas. Ce n’est pas aussi ça la magie des Jeux ?

Allez venez découvrir nos 3 coups de coeur de Pyeongchang…

Quand tu es inscrite en ski acrobatique mais que tu ne sais pas faire de figure technique…

On vous l’accorde c’est un peu ballot quand on est participe aux qualifications du ski halfpipe féminin de ne pas savoir faire de figure acrobatique.
S’élançant pleine de bonne volonté mais sans maîtrise technique, la Hongroise Elizabeth Marian Swaney a fait des aller-retour sur le halfpipe mais n’a tenté aucun saut ! Ses concurrentes, elles, peuvent monter jusqu’à 6m de haut lors de leur run.
Pas la peine de vous dire qu’Elizabeth a terminé 24ème et donc dernière des qualifs !

Alors comment est-elle arrivée sur les pistes enneigées de Corée ?

Née aux USA mais barrée par la forte concurrence en ski, Elizabeth a adopté la nationalité de ses grands-parents pour vivre son rêve olympique. En ne chutant pas lors des manches de Coupe du Monde, la Hongroise a grappillé des points par rapport à d’autres jeunes femmes qui sont tombées et a réussi à se qualifier pour les JO d’hiver. Improbable, oui, mais vrai !

Pita Taufatofua, le fondeur venu du chaud !

✅ Nom : Pita Taufatofua
✅ Nationalité : Tongienne
✅ Age : 34 ans
✅ Discipline pratiquée : le ski de fond
✅ Particularité : a participé aux JO de Rio, en 2016, en taekwondo, et aux JO de Pyeongchang en tant que fondeur

Elle nous plaît bien cette histoire ! Un athlète qui participe à 2 Olympiades, l’une dans la chaleur et la moiteur de Rio, l’autre dans les bourrasques de Pyeongchang et dans 2 disciplines diamétralement opposées.

Quand on sait que la température hivernale aux îles Tonga ne descend pas en dessous de 22°, on peut dire que c’est un pari osé qu’a réussi Taufatofua. Il a construit sa préparation sur les routes de son île avec des skis à roulettes aux pieds. Et quelques chutes à la clé…

And For My Next Trick 😅 @tongaskiteam

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8 courses, 1 billet en poche pour les JO

C’est en Islande, lors de la course de la dernière chance, que le petit miracle a eu lieu.

En tout, cela fait 10 semaines que je pratique sur la neige, a-t-il continué. J’ai participé à sept courses et, chaque fois, j’ai échoué de peu. Et puis, j’ai appris qu’il y avait une dernière course (pour la qualification), mais que celle-ci était vraiment au bout du monde (en Islande). Je savais que je devais tout donner, que c’était du quitte ou double, alors j’ai vraiment donné tout ce que j’avais, et aujourd’hui, je suis heureux.» déclarait-il à L’Equipe

On se doute bien que l’objectif de Taufatofua n’était pas de décrocher un podium mais de terminer «avant qu’ils éteignent la lumière» ! Et bien vous savez quoi ?
Il a été performant le garçon en terminant ses 15 km à la 114ème place sur 118. Et seulement 23 petites minutes derrière le vainqueur. Pas mal pour un néophyte !

3 filles dans le vent !

Crédit photo Sipa Press

Il fallait bien une suite à Rasta Rockets ! Mais cette fois-ci avec des protagonistes féminines…

Imaginez-vous trois jeunes femmes nées au Nigeria qui ont brillé sur les pistes d’athlétisme et dans les épreuves de vitesse. Imaginez-vous que Seun Adigun, Ngozi Onwumere et Akuoma Omeoga commencent à travailler ensemble simplement en janvier 2017. Imaginez-vous qu’elles se qualifient pour les JO, une première pour le continent Africain avec une équipe de bobsleigh.

N’imaginez plus, c’est bien réel !